Le 1er mai
2001 est entré en vigueur l’A.R. du 25.01.2001 concernant
les chantiers temporaires ou mobiles. Cet Arrêté royal transpose en droit
belge la directive européenne 92/57 du 24.06.1992 concernant
les prescriptions minimales de sécurité et
de santé à mettre en œuvre sur les chantiers
temporaires ou mobiles sur base du chapitre V de la Loi
sur le bien-être du 04.08.1996.
Cette directive intervient alors que le secteur
de la construction détient, au niveau européen, 15%
du total des accidents du travail et 30 % du total des accidents
mortels de l’ensemble du secteur industriel. Ces
accidents engendrent un coup non négligeable de plus de 3
% du chiffre d’affaires du secteur.
C’est pour tenter de palier à ce
déficit de sécurité du secteur de la construction
que cette directive a été adoptée et transposée
en droit belge par l’ A.R. du 25.01.2001 qui définit
de nouvelles règles régissant les chantiers temporaires
ou mobiles.
La principale des règles contenues dans
cet A.R. concerne l’obligation de désigner
un coordinateur de sécurité pour les chantiers
qui pourraient voir au moins deux entrepreneurs travailler simultanément
ou successivement.
D’autres règles, moins connues concernent
notamment :
- l’obligation de notifier l'ouverture d'un chantier
temporaire ou mobile à l'Inspection Technique de l'Administration
de la Sécurité du Travail compétente pour
le lieu où se trouvera le chantier (Inspection Technique
locale).
- la sécurité et la santé des indépendants
et des employeurs qui effectuent eux-mêmes une activité
sur les chantiers.
- des prescriptions minimales de sécurité sur
les chantiers.
En ce qui concerne la coordination de la sécurité
et de la santé, la première partie de cette mission
est assurée par un coordinateur-projet pendant la phase de
conception du projet d'ouvrage .
En effet, bien que la plupart des accidents ont
lieu sur le chantier, il est cependant apparu que deux tiers des
accidents ont pour origine un facteur précédant les travaux sur chantier: défauts de conception de l’ouvrage, équipement de travail inadapté pour les besoins, organisation du chantier et des entreprises intervenantes... Le phénomène des co-activités figure parmi les causes les plus fréquentes d’accidents. Le maître de l’ouvrage et les concepteurs se trouvent ainsi responsabilisés: les risques pour la sécurité et la santé doivent être pris en compte dès l'élaboration du projet et ils doivent intégrer la prévention des risques liés au chantier et aux interventions de maintenance et de réparation ultérieure à l’ouvrage, aux concepts architecturaux et organisationnels du projet. C'est pour faciliter cette intégration que la fonction de coordinateur projet a été créée.
La deuxième partie de la mission de coordination est assurée par un coordinateur-réalisation pendant la phase d'exécution des travaux sur le chantier. Son rôle est de contrôler la bonne application des dispositions en matières de sécurité et de santé prévues dans la législation et dans la plan de sécurité et de santé du chantier et d’adapter ces dernières à l’évolution du chantier.
La mission de coordination pendant les deux phases peut être assumée par la même personne, pour autant que celle-ci satisfasse à l'ensemble des conditions d'exercice imposées par l'arrêté.
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